
Observer les plantes, apprendre à les reconnaître visuellement ou encore prêter attention aux animaux qui nous entourent sont autant de façons simples de recréer du lien avec son environnement. Pour celles et ceux qui aiment marcher tout en restant connectés, certaines applications permettent également d’identifier la faune et la flore en temps réel.
À l’ère de la domination technologique, le lien entre l’homme et la nature semble s’être progressivement distendu, alors même que ses bienfaits sur la santé physique et mentale sont largement reconnus. Dans un quotidien rythmé par la vitesse, la pression et les écrans, redécouvrir la nature et renouer avec elle apparaît comme une nécessité.
Marcher en forêt ou dans un parc agit à la fois sur le corps et l’esprit. Sur le plan physique, la marche en terrain varié stimule le cœur, améliore la circulation sanguine et renforce l’endurance. Certains composés naturels émis par les arbres, appelés phytoncides, participeraient même au renforcement du système immunitaire. Les balades en extérieur sont aussi associées à une diminution de l’anxiété, à une meilleure gestion des émotions et à un apaisement global. Cette immersion stimule également les sens. Odeurs, textures, sons… tout concourt à ramener l’attention dans l’instant présent, ce qui favorise un état proche de la pleine conscience.
L’application Vita’Marche propose 10 parcours en Côte-d’Or pour (re)découvrir son environnement à son rythme, sans pression. Elle offre aussi un mode « parcours libre », pour transformer n’importe quelle sortie en moment actif et agréable. Discrète et facile à prendre en main, elle accompagne la marche sans s’imposer, en aidant à retrouver le plaisir de bouger dehors, d’observer, et de se reconnecter, tout simplement, à ce qui nous entoure.

Reconnaître les plantes sauvages n’est pas réservé aux botanistes. Avec un peu de méthode, de patience et d’observation, il est possible d’identifier les espèces les plus courantes que l’on rencontre dans la nature, dans les jardins ou au bord des chemins.
Il vaut mieux commencer votre travail de reconnaissance par les plantes les plus fréquentes. Elles sont présentes presque partout en France et permettent de développer progressivement son regard d’observateur. Parmi elles, on peut citer la mauve sauvage, reconnaissable à ses fleurs violettes ; l’achillée millefeuille avec ses petites fleurs blanches regroupées en ombelles ; le trèfle blanc et le trèfle rouge, très présents dans les prairies ; ou encore le mouron blanc, une petite plante discrète mais très commune. Le plantain, l’ortie, le pissenlit ou la pâquerette sont aussi de très bons exemples pour débuter. Ces plantes sont faciles à observer et souvent utilisées en phytothérapie, en cuisine ou dans les remèdes traditionnels.
Des ouvrages spécialisés permettent d’apprendre avec des descriptions simples et précises. Des vidéos d’experts, des sorties nature ou même des applications d’identification peuvent aussi aider, à condition de toujours vérifier les informations obtenues.
Reconnaître les plantes demande surtout de la pratique. Plus on observe, plus on apprend à repérer les détails importants ! Avec le temps, il devient beaucoup plus facile d’identifier les espèces.
>Il faut cependant rester prudent, car certaines plantes se ressemblent beaucoup. Certaines espèces comestibles peuvent être confondues avec des plantes toxiques, voire dangereuses.

La région Bourgogne-Franche-Comté abrite une flore riche et variée, avec environ 2043 espèces de plantes, dont environ 398 espèces considérées comme extrêmement rares, présentes sur moins de 20 communes. Le Scille, le Bois joli, la Véronique Petit Chêne, la Corydale Creuse, la Muscarie à Grappe, le Populage des Marais, l’ail à tête ronde, et l’Ancolie commune font partie de cette flore régionale. Parmi les espèces très répandues qui ont un rôle essentiel dans les écosystèmes locaux, on trouve le Lierre grimpant, qui se développe sur les vieilles façades, les troncs d’arbres ou dans les haies et qui constitue un abri indispensable pour les petits mammifères et fournit une ressource alimentaire précieuse pour les abeilles et les bourdons, notamment en fin de saison. On peut aussi citer le Dactyle aggloméré, très présent dans les pelouses fraîches, les friches et les bords de chemins, et qui est une graminée mellifère importante pour le pollen. Quant au Plantain étroit, il se rencontre facilement dans les prés, les terrains vagues ou encore en bord de route et de rivière. Cette plante constitue une source de nourriture pour de nombreux pollinisateurs et sert également de plante hôte pour certaines espèces d’insectes.

Le monde végétal regorge d’espèces fascinantes, parfois déroutantes par leur forme ou leur fonctionnement. En voici quelques-unes.