
Adresser la parole à des personnes que l’on ne connait pas ce n’est pas toujours simple. Comment engager la conversation sans se sentir mal à l’aise ? Voici quelques clés pour oser aller vers les autres et faciliter les premiers échanges.
Vous hésitez à poser des questions aux inconnus ? C’est dommage ! Une étude publiée en 2017 dans le Journal of Personality and Social Psychology, menée notamment par des chercheurs de Harvard, s’est intéressée à ce qui se passe lorsqu’on pose des questions à quelqu’un que l’on vient de rencontrer. Les chercheurs ont étudié des conversations entre personnes faisant connaissance ainsi que des rencontres en face-à-face. Résultat ? Les personnes qui posent davantage de questions sont généralement davantage appréciées par leur interlocuteur. Et ce sont particulièrement les questions de relance (follow-up questions) qui semblent importantes car elles montrent que l’interlocuteur écoute, comprend et s’intéresse réellement à ce que l’on raconte.

Il n’est pas toujours simple d’engager la conversation avec quelqu’un que l’on ne connaît pas. Pourtant, les occasions de créer du lien ne manquent pas, que ce soit à la salle de sport, dans un café, lors d’un événement, d’une balade ou même dans une file d’attente. La meilleure approche ? Poser une question ouverte à partir de ce que l’on partage déjà avec l’autre, par exemple le lieu, l’activité, une connaissance commune, plutôt que de chercher à être immédiatement intéressant. Il est également essentiel de rebondir sur la réponse. C’est en effet souvent la deuxième question qui transforme une simple prise de contact en véritable conversation !
Cette question toute simple est particulièrement adaptée si vous êtes dans un café, une salle de sport, un club ou si vous assistez à un événement récurrent. Elle permet de faire émerger un éventuel point commun et de poursuivre naturellement sur ce qui vous amène ici : une passion, une activité, une habitude…
Demander un conseil est une bonne manière d’amorcer un échange. Restaurant, café, balade, activité culturelle… La réponse permet d’en apprendre davantage sur les goûts et les centres d’intérêt de son interlocuteur et offre aussitôt de nouvelles possibilités de questions
À condition que la question soit sincère, elle peut créer rapidement une forme de familiarité. Si l’autre hésite, la conversation peut se poursuivre naturellement : « Tu habites dans le quartier ? », « Tu viens parfois ici ? » ou « Tu fréquentes tel endroit ? ».
Partager d’abord son propre ressenti avant de demander celui de l’autre rend l’approche moins abrupte. En outre, une question portant sur une impression ou une opinion appelle généralement une réponse plus développée qu’un simple « oui » ou « non ».
Un compliment sincère peut constituer une porte d’entrée, surtout lorsqu’il porte sur un élément que la personne a choisi comme un vêtement, un accessoire, un livre plutôt que sur son physique. Il fournit immédiatement un sujet concret sur lequel rebondir.
Pourquoi chercher absolument un prétexte ? Vous pouvez aussi assumer simplement votre envie de faire connaissance. Une approche directe et souriante peut être agréable, à condition bien sûr de rester attentif aux signaux de l’autre. Si la personne vous fait des réponses très courtes, qu’elle détourne le regard ou semble occupée, mieux vaut ne pas insister !

La meilleure phrase pour engager une conversation n’est pas forcément la plus originale, mais celle que vous prononcez avec naturel. L’important est d’adapter son approche à sa personnalité. Si vous êtes plutôt drôle et décontracté(e), une touche d’humour vous ressemblera davantage. Si vous êtes plus réservé(e), une question simple sur le contexte sera sans doute plus facile.
Inutile ensuite d’enchaîner les questions. Une conversation n’est pas un interrogatoire ! Laissez à l’autre le temps de répondre, rebondissez sur ce qu’il vous dit et acceptez aussi les petits silences. Il n’existe pas de procédure à suivre. Un échange se construit à deux et n’a pas besoin d’être entièrement contrôlé.
Enfin, un sourire, de la politesse et de la bienveillance facilitent souvent le premier contact. Mais restez attentif(tive) à la réaction de votre interlocuteur et ne forcez jamais l’échange. Une personne peu réceptive à un moment donné peut simplement être préoccupée, fatiguée, pressée ou naturellement plus réservée. Un contact qui ne se crée pas n’est donc pas forcément un échec personnel. Une autre rencontre, à un autre moment, pourra être complètement différente !
Pour chaque question, choisissez la réponse qui vous ressemble le plus. À la fin, comptez vos A, B et C pour découvrir votre profil d’ami(e).
1. Un ou une amie vous appelle parce qu’il ou elle ne va pas bien. Vous…
A. L’écoutez aussi longtemps qu’il en a besoin.
B. Essayez rapidement de lui trouver des solutions.
C. Cherchez surtout à lui changer les idées.
2. Dans votre groupe d’amis, vous êtes plutôt…
A. La personne à qui l’on confie ses secrets.
B. Celle qui organise les sorties et maintient le lien.
C. Celle qui met l’ambiance et fait rire tout le monde.
3. Un proche ne donne plus de nouvelles depuis plusieurs semaines. Vous…
A. Vous vous inquiétez et lui envoyez un message pour savoir comment il va.
B. Attendez un peu : une amitié peut très bien supporter quelques silences.
C. Lui envoyez une proposition de sortie comme si de rien n’était.
4. Un ou une amie vous annonce une très bonne nouvelle. Votre première réaction ?
A. Vous êtes sincèrement ému(e) et heureux(se) pour lui ou elle.
B. Vous lui posez plein de questions et voulez tout savoir.
C. Vous proposez immédiatement de fêter ça.
5. Deux amis de votre groupe se disputent. Vous…
A. Écoutez chacun et essayez d’apaiser les tensions.
B. Refusez de prendre parti et les laissez régler leur différend.
C. Tentez de détendre l’atmosphère et de réunir tout le monde.
6. Pour vous, une belle amitié, c’est avant tout…
A. Pouvoir tout se dire et compter l’un sur l’autre.
B. Être présent dans la durée, même sans se voir souvent.
C. Partager des moments, des expériences et beaucoup de rires.
Vous avez une majorité de A – L’ami confident
Empathique et disponible, vous accordez beaucoup d’importance à l’écoute et à l’intimité. On sait que l’on peut se tourner vers vous dans les moments difficiles.
Votre point de vigilance : ne pas toujours endosser le rôle de celui ou celle qui soutient les autres et savoir, vous aussi, vous appuyer sur vos amis lorsque vous en avez besoin.
Vous avez une majorité de B – L’ami pilier
Pour vous, l’amitié est un lien solide qui n’a pas besoin d’être constamment entretenu pour exister. Fiable et autonome, vous respectez l’espace et le rythme de chacun.
Votre point de vigilance : ne pas laisser les emplois du temps chargés ou la routine distendre peu à peu certains liens.
Vous avez une majorité de C – L’ami moteur
Avec vous, l’amitié se vit dans l’action ! Vous proposez des sorties, créez des occasions de se retrouver et insufflez de l’énergie au groupe.
Votre point de vigilance : laisser aussi de la place aux moments plus calmes, durant lesquels certains amis auront davantage envie de se confier.
Autant de A, de B et de C ?
Vous êtes probablement un peu des trois ! Notre façon d’être en amitié n’est pas figée. Elle peut varier selon les personnes, les groupes auxquels nous appartenons et les moments de la vie.